
En 2008, le
taux de pénétration de l’Internet représente 5,6 % de la population sur le continent Africain et 17,4% sur l’Asie. Ces pourcentages s’élèvent à 74,4% pour l’Amérique du Nord, 60% pour l’Océanie et 49% pour l’Europe. (
Taux de pénétration tirés des statistiques mondiales de l’internet)
Alors que dans les pays les plus développés, la question porte sur l’accès au « très » haut débit ouvrant les portes à des usages innovants et des échanges de données instantanés, la question porte encore sur l’accès de base dans de nombreux pays. Les écarts se creusent et la course au progrès pourrait
accroître les disparités déjà prégnantes.
Les grandes avancées technologiques en matière de télécommunication permettent aujourd’hui de
communiquer par des voies très diversifiées et de mettre en place des solutions mixtes : fibre optique, câble tv, paire de cuivre téléphonique (DSL et RTC), cuivre électrique (CPL), laser, satellite, Wimax, Wifi, téléphonie mobile (EDGE, UMTS, HSDPA, Wimax mobile, LTE)…

Carte de la télé-densité dans le monde (en concentration d’adresses IP par points)
Devant ce gap mondial qui se déplace plus qu’il ne se réduit, plusieurs questions essentielles se posent :
- Quelles solutions techniques pour connecter des zones enclavées, rurales et urbaines ? (fixe, mobile, câble, fibre, satellite, etc.)
- Quels modèles de déploiement ? (modèles économique, gouvernance, réglementation)
- Quels usages essentiels et innovants pour ces zones et leurs populations comme la télémédecine, l’administration électronique ou l’enseignement à distance ?
En novembre 2008, à la
Conférence de Lyon pour la solidarité numérique, certains experts se sont penchés sur ces questions lors d’un workshop international sur l’accès à Internet dans les zones les plus défavorisées (zones rurales, à faible densité, et/ou à faibles ressources économiques). A l’issue des travaux, quelques recommandations insistent sur la nécessité de
poursuivre le dialogue entre les acteurs sur les points suivants :
- l’importance du développement des technologies sans fil et l’explosion des offres de communication mobile
- l’utilité des centres multimédia communautaires (combinant plusieurs technologies)
- le rôle possible des satellites, au moins dans les zones les plus difficilement accessibles
- l’intérêt des points d’échange Internet qui permettent de renforcer les communications locales et de réduire les coûts
Avec web2solidarité.org, poursuivons ensemble ce débat clé sur les grands enjeux de la connectivité au Sud!
Invités témoins attendus dans ce débat :
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Eric serge Nintidem, (membre de web2solidarité) Ingénieur en Télécommunication et consultant chez Bouygues Télécom. |
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Marc Duchesne, Consultant expert en fibre optique et télécoms, France |
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Patsy Demoulin, Consultante IT – Analyst, Belgique |
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Luc Missidimbazi, Ingénieur Télécom Président de l’association PRATIC, Congo |
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Serge ZIEHI, Responsable du Réseau Wi-Max Orange Niger, Côte d’ivoire. |
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Jean-Michel Cornu, Directeur scientifique de la Fondation Internet Nouvelle Génération. |
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Laurent JERINTE,Expert TIC en Pologne
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Annie Chéneau-Loquay, Directrice de recherche CNRS |
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Albéric Chimon, Directeur de Labomobile |
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Didier Kasolé, AFRISPA (Association des associations africaines de fournisseurs d’accès Internet africains) |